De quelle émotion s'agit il ?

« Je ne sais pas si je mets correctement l'eft en pratique.
Je ne suis pas sûr que j'utilise les bons mots,
Au quotidien, je ne sais pas si je dois faire ça ou ça,
Est-ce que j'ai eu raison de dire ça ?
Est ce que je suis assez intelligent ?


Est ce que je le mérite ?de quelle émotion sagit il
Est ce que j'en suis capable ?
En fait, je ne suis jamais sûr de moi... »

 


Je lui demande : « Dans quelle émotion vivez-vous au quotidien ? »
« Aucune Docteur, aucune. Je ne ressens pas d'émotion » .


Le patient avec qui j'ai cette conversation souffre des séquelles de 3 poussées de sclérose en plaques. En dehors de sa difficulté à marcher, il se plaint d'engourdissement dans les jambes. Comme il a fait plusieurs poussées il y a 10 ans, le neurologue l'a prévenu qu'il en ferait probablement d'autres, ce qui le met dans une anxiété certaine. Aura-t'il d'autres poussées ou pas ?
Comprenez-vous le caractère paralysant du doute ? « Je ne sais pas quoi décider puisque je ne me fais pas confiance, parce que j'ai ce handicap qui fragilise tous mes projets,alors est-ce que je fais ça 1 ou ça 2 ? Ou ça 1...Que faire. « Si ce genre de préoccupations envahit vos pensées, comment pouvez-vous avancer dans la vie ? Vers ou aller ? Faut-il faire marche arrière ? N'y a t'il pas un engourdissement symbolique de votre pouvoir de décision ?

Il est essentiel de faire le lien entre le ressenti physique, (ici, la difficulté à marcher et la sensation d'engourdissement des jambes,) et la façon dont nous fonctionnons. Essentiel d'étiqueter l'émotion, ici le doute, émotion qui est devenu tellement familière qu'elle passe totalement inaperçue dans le paysage intérieur du patient. Identifier le goût du doute, apprendre à le reconnaître et dire : « Ah, c'est toi, mais je sais qui tu es, tu es le doute, tu es la part de moi qui doute ». et reconnaître, cette part en nous qui souffre, et cette souffrance, c'est le doute, le doute maladif, le doute paralysant. Apprendre à reconnaître, le goût, l'odeur, l'image du doute. Faire un pas en arrière, ne plus s'identifier avec lui, mettre de la distance entre notre Moi et cette part de nous qui doute.

Après, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, de travail, et aucune garantie, aucune garantie de guérison. Comment affirmer à ce patient qu'il peut aller mieux, physiquement j'entends. Parce que mentalement, si ! j'affirme que s'il guérit du doute, il va aller beaucoup mieux. Mais à nouveau le doute se profile : peut on guérir d'une sclérose en plaques ? Doute ! Doute énorme triplé de l'anxiété générale et du scepticisme médical. Pourtant il n'y a pas une seule maladie incurable sur cette planète dont quelqu'un n'ait guéri !


Dans la vie, il n'y a aucune garantie, jamais. Une seule certitude, si on ne fait rien, on n'aura rien, quoique même ça n'est pas toujours vrai... Maudit doute !
Il ne peut y avoir aucune certitude, à part celle qu'un jour, nous mourrons tous. Le véritable défi se situe plutôt dans comment nous allons jouer notre partie,de quelle émotion avec les cartes que nous avons tiré. Il y a une cookie très utile à inoculer à nos programmes informatiques cérébraux et c'est : « si quelque chose est possible, je vais le faire », et jouer sa partie avec ténacité.


« Je ne peux pas être sur de guérir, mais je suis sûr que je vais essayer »


Guérir de toute l'émotion douloureuse qu'une phrase comme celle là contient , la peur le chagrin, la colère, la dévalorisation, le désespoir, pour libérer la puissance de feu de la détermination.


Choisissez que ce soit facile. Et utilisez l'outil que vous voulez...l'eft c'est bien.

PS: publié avec l'autorisation de l'intéressé.

 

 

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