Méditons pour la paix

Lancer des projectiles fait partie de tout apprentissage, on lance ses cubes, ses poupées, ses petites voitures, des cailloux, pour certains plus tard des javelots, ou des poids, des avions, des fusées, des feux d'artifices. Cette semaine, plus que jamais le lançage de projectiles bat son plein : balles, invectives, pierres, pavés, gaz lacrymogènes, missiles, bombes, rockets, je ne peux qu'en oublier.

Toute cette douleur nous bouleverse et tout naturellement nous pleurons avec les victimes : ceux et celles qui reçoivent les projectiles. Mais ce ne sont pas les seuls à avoir besoin de notre compassion. Tournons un instant notre regard sur les lanceurs, les agresseurs, totalement coupés de leur cœur, ce qui est déjà très douloureux, et qui ont complètement perdu la tête. Tout agresseur se croit victime des autres et pense que pour sa propre sécurité il convient d'attaquer. Quand un avion tombe, il n'y aura pas de représailles, mais quand un bus saute ou un immeuble s'effondre (dans cet ordre ou dans l'autre) la toute récente victime ne manque pas de se dresser pour se venger... Et à entrer dans le groupe des lanceurs de projectiles.

meditons pour la paix 2

Je nous invite à faire une part dans nos méditation, dans nos prières, à tous les lanceurs de projectiles, à tous les violents, les assassins, les monstres, à nous rappeler que ce sont aussi des êtres qui se sentent en danger, des malheureux, et que cette souffrance les justifie dans ces actions de destruction qui nous révoltent et nous effraient. Cette destruction se retourne toujours contre eux, et au lieu d'en prendre note ils en accusent les victimes.

Nos jugements les renforcent dans la violence, et les isolent. A ce jour jamais un jugement n'a apporté de solution à un conflit. Les foudroyer de notre vengeance nous rendrait comme eux. Seuls, l'ouverture, l'écoute et le respect font avancer les choses.

Adoucir notre regard et notre cœur ne veut pas dire justifier : nous condamnons sans équivoque tout lançage de projectile contre un voisin, ami ou ennemi supposé, ou contre les inconnus qui ont la malchance de passer à un jet de pierre.. Nous réclamons le passage de la Justice, mais ce sera tout simplement pour plus tard.

Dans l'instant acceptons déjà que ces gens ont tellement besoin de notre compassion, pour ce qu'ils sont vraiment : des malades qui s'ignorent et ne trouvent pas de traitement, des déséquilibrés, des fous furieux, des prisonniers dont la clé a été égarée, des gens perdus et complètement désespérés. Ne nous laissons pas aveugler par l'horreur de ce qu'ils ont fait, ou parce qu'ils ont beaucoup de pouvoir, d'argent, d'influence. (Nous pensons peut être qu'ils pourraient réfléchir et faire autrement que ce qu'ils font. Que leur pouvoir leur donne des responsabilités...)

Regardons nous et rappelons nous combien il nous coûte de changer. Combien la dernière fois que nous avons été terrifié, nous n'avions plus les idées claires et que quand la colère nous a empoigné, agresser semblait la réponse efficace.

Méditons pour la paix et envoyons notre compassion aux lanceurs de projectiles de toute nature, pour garder le contact, pour installer un pont entre notre cœur et le leur. Rien que cette douceur baissera notre participation à l'agressivité de la planète, fera monter la vibration de la paix qui comme toujours passe d'abord et avant tout, par nous.

meditons pour la paix

 PS : pendant qu'on y est, envoyons quelques vibrations positives et aimantes à nos dirigeants politiques, à nos élus pour qu'ils explorent en eux et manifestent le courage, la cohérence, l'intégrité et soutiennent les acteurs de la paix. Amen.

PS 2 : merci à Adit pour la photo des soldats dans le champ de pastèques, qu'elle m'a envoyé, et qui se marie si bien avec ce texte alors que nous ne nous étions pas concerté.

 

Liens et suggestions

Here's come the TEST

Here's comes the form. PENDANT