Dormir, finalement c'est moi le problème

Je viens de voyager aller retour en train de nuit avec couchette. A l'aller j'ai été réveillé quand une de mes room-mates a laissé ouvert la porte du compartiment, je suppose qu 'elle avait trop chaud. Il était 3 heures du matin et je venais juste de m'endormir. Au retour j'ai été réveillé quand une passagère est entrée pour occuper sa couchette en milieu de nuit ; la porte s'est ouvert-fermé 3 fois je crois, je suppose que le contrôleur est entré, bref, cette lumière du couloir qui s'allume et s'éteint m'a donné le signal du réveil. Il était minuit.

Je pourrait dire que ces voyageuses m'ont réveillé mais j'ai eu l'intuition qu'il fallait aller plus loin. Byron Katie répète que

"toute idée douloureuse est une idée fausse".

Et il y a quelques semaines je partageais avec vous mon agacement en ce qui concerne les émotions. Qu'en faire ? Aujourd'hui je dis : " toute sensation douloureuse du corps , toute émotion est soutenu par une idée fausse du mental".

Je m'explique.
Mon premier mouvement a été de porter la responsabilité de mes réveils sur mes compagnes de voyage : « Elles ont fait du bruit, elles ont fait de la lumière, et donc, inévitablement, logiquement, elles m'ont réveillé ».
Byron Katie pose alors sa 2eme question : « En as tu la preuve ? ». Sans hésitation je réponds : « Non »
Tout à coup, alors que j'y réfléchissais, je me suis rendu compte que : la première nuit, alors que je dormais, à un moment je me rendis compte de la lumière qui entrait par la porte ouverte et que soudain mon mental alerté m'a dit : « Danger, la porte du compartiment est ouverte, si quelqu'un avec une mauvaise intention passe, il peut entrer et s'attaquer à nous ! ». Mon corps s'est raidi, je me suis réveillé.

 
Que la seconde nuit, mon mental alerté à nouveau a dit : « Elle me manque de respect elle fait du bruit alors que je dors ». Mon corps s'est raidi, je me suis réveillé.

 
Stupéfaite je réalise que ce qui me réveille, ce ne sont pas les autres voyageuses, mais mon mental qui s'agite, imagine un danger potentiel peut être, mais pas manifesté et qui établit des règles de comportement et de bon voisinage. Sans ce bruit intérieur, j'aurais tranquillement fini ma nuit. WOW...

Il y a peut être des gens pour qui la prise de conscience suffit pour guérir mais ce n'est pas mon cas. Je commence à tapoter sur les points d'EFT.
-Je raconte les 2 histoires...
-puis j'énumère les dangers et mes peurs :
« même si je me suis sentie menacée quand j'ai découvert la porte ouverte, je m'accepte complètement,
même si cette porte doit être fermée pour que je me sente en sécurité...
même si je suis en danger la nuit, quand je dors n'importe quoi peut arriver, je suis sans défense, il vaut mieux que je veille, je...
... »
Mon corps tétanisé au simple rappel du souvenir de cet épisode se détend lentement.

-Je décompose les « règles transgressées » par mes compagnes.
"Même si elle ne devait pas faire de bruit pour ne pas me réveiller, je...
même si elle n'aurait pas du ouvrir et fermer la porte comme ça, je...
... »
Je vous passe le tapping que j'ai fait sur les ronflements de mon compagnon ou des room mates. J'y ai bien passé une heure et je suis décidée à recommencer.

Aucun doute, la sensation d'insécurité à l'intérieur de moi qui est tellement ancienne que je ne m'en rends même plus compte est l'origine de mes insomnies.
Je présente des excuses à tous ceux que j'ai accusé à tort. Amen !

 

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