Sortir du mode de survie

Ceux qui ont moins de 65 ans n'auront pas connu de guerre sur le territoire Français métropolitain, ni en Europe, si on met de coté la folie balkanique. L'union Européenne vient de recevoir avec honneur un prix Nobel de la Paix, qui récompense une réelle avancée dans nos comportements collectifs.

La grande majorité d'entre nous ne connaîtra jamais la rue comme domicile, ni le dessous des ponts comme nouvelle adresse. Si vous êtes en train de me lire, la chance est grande que vous traversiez de temps en temps des périodes de vache maigre, perte d'emploi, divorce et maladie, mais il semble que collectivement nous ne subirons pas les fléaux que l'homme depuis 3000 ans s'inflige à lui même : guerre et famines. Tous sur la planète n'y échappent pas mais tous n'en sont plus atteints. Les choses changent, nous ne recourrons plus à la guerre comme solution à la crise ni à la violence pour soulager nos frustrations. Les jeunes générations refuseraient de mettre la fleur au fusil, et même les pères n'enverraient plus leurs enfants mourir au champ d'honneur, cette impression devient certitude. Il y a des guerres civiles, mais beaucoup moins de guerres de frontières. Des guerres économiques, oui, mais sommes-nous tellement surs de n'y rien pouvoir ?

Cette sensation d'impuissance et d'insécurité, pourtant tenace remonte t'elle à cette époque où notre nécessaire inexpérience nous faisait confondre des moqueries pour des persécutions, des mauvaises notes pour des désastres, des punitions pour des capitulations.

Il est temps de sortir de notre mode de survie.

Regardons devant nous. Ce coup d'œil furtif que nous jetons par dessus notre épaule, comme si la menace était derrière, comme si la peur protégeait, comme si d'attendre d'où va venir le prochain coup, de l'anticiper ne participait pas à le faire apparaître. Si nous sommes terrifiés à l'idée de perdre un emploi que la plupart du temps nous subissons comme une des plaies d'Égypte, nous gaspillons une précieuse énergie que nous pourrions investir dans un rebond créatif.

Non, ce n'est pas si facile à écrire ! Il faut bien que quelqu'un le dise, puis qu'au final tout le monde le sait. Nous pouvons faire autre chose, autrement, et pour cela nous nécessitons toutes les ressources que la peur paralyse. Il paraît que nous n'avons pas de pétrole mais des idées. Un cerveau pour rêver et décider. Un coeur pour aimer. Des bras aussi pour agir, des jambes pour avancer, une bouche pour chanter, rire et sourire.

 

Sortir du mode de survie

 

 

 

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